Partie 1 : Les love hotels
Skyblogeurs skyblogeuses majeur(e)s et vacciné(e)s, vous êtes les bienvenue. Le Japon n'étant pas un pays le plus sage qu'un autre, et nos amis nippons s'avérant même particulièrement coquin, il n'est guère étonnat de voir sur l'archipel une industrie du sexe particulièrement développée et presque capable de se fondre naturellement dans le décor de la vie quotidienne. Premier exemple romantique : les love hotels...
Les love hotels, on les connaît surtout à travers les allusions qui y sont réulièrement faites dans bien des mangas ou des dessins animés, City Hunter / Nicky Larson en tête. Dans la version originale, Ryo seaba, le héros pervers de la série, invite par exemple souvent de jolies clientes à se rendre avec lui dans ce genre d'établissement ( propos censurés en France et remplacés par une invitation au restaurant végétarien!).
Dans des comédies amoureuses du type Love Hina ou Maison Ikkoku, le love hotel devient le lieu de tous les quiproquos, tandis qu'il sert carrément de cadre à l'histoire d'un manga comme Shibuya Love Hotel de Mari Osazaki. Il y aurait plus de 26000 love hotels à trvers le pays, principalement dans les grandes villes ( on en compte la bagatelle de 5000 rien qu'à Tokyo !), près des gare ou dans certains quartiers chaud comme le Kabukichô de Shinjuku, les rues animées d'Ikebukuro ou la colline de Dougenzaka, dans les hauteurs de Shibuya, réputée pour abriter des centaines de bâtiments de ce style, ou bien encore en banlieue, en bordure d'autoroute ou dissimulés en rase campagne. Inutile de dire qu'ils sont quasiment immanquables et font partie du paysage, d'autent plus avec leur façades aux couleurs pastels franchement criades et aux architectures parfois bizarres ( certains hôtels ont des allures de château de la Belle au Bois Dormant ! )et leur noms incongrus, tels "Hotel, Colorful", " Hotel Amour", "Hotel Fleur" ou, bel exemple de franponais, "Hotel Labien", ils ne passent pas forcément inaperçus.
Tout ceci est bien joli, mais ques-ce qu'un love hotel, me direz-vous? C'est, pour ceux qui ne l'auraient pas compris, un hôtel qui porte rudement bien son nom, puisqu'il est spécialement conçu pour les couples qui ont envie de passer un (si possible bon) moment ensemble. Les capsules hotels sont fait pour dormir dans des caissons pas chers, les ryokans pour se ressoucer, et les love hotels pour faire ce que l'on ne peut pas faire ailleurs, et tout particulièrement batifoler en toute intimité.
Confessions intimes
L'origine de ces hôtels est à trouver du côté des anciennes Maisons de Thé (chaya), maison closes jadis utilisées par des prostituées. La décision du gouvernement d'interdire la prostitution et de fermer les dites maison en 1957 améne celles-ci à devoir évoluer pour survivre : elles se transforment alors en auberges, appellées tsurekomi yado, mais continuent à accueillier les femmes de joie et les personnes qui les accompagnent. Peu à peu, la demande aidant, ce sont les amants qui peuvent venir y séjourner, et les auberges commencent à se multiplier.
Dès lors, on commence à parler de "love hotel". Aujourd'hui, ils sont extrémement populaires et fréquentés par toutes sortes de couples. Il faut dire que la vie de famille des appartement exigus japonais ne se préte pas vraiment à la démonstration des sentiments.
Enfant, parent et parfois même grands parents vivent longtemps sous le même toit et, ne serait-ce que par correction, un couple adolescents ou de jeunes adultes ne pourra passer que rarement un moment tranquille sous le toit des parents de l'un ou de l'autre. Les jeunes couples, qui ne peuvent donc dormir chez eux en toute quiétude, représentent une part non négligeable de la clientèle des love hotels, mais on y croise également autant d'hommes d'affaires ou d'Office Ladies que d'étudiants.
Lieu intrdits où se retrouvent par ailleurs les couples illégitimes ou mal assortis qui viennent assouvir leurs pulsions de la manière la plus discrète possible et sur lesquels on essaie de fermer les yeux, le love hotel répond surtout à ce nécessaire besoin d'intimité de la part de tout Japonais normalement constitué.
C'est quoi l'amour ?
Discrétion : voilà le maître mot du love hotel, dont l'entrée est souvent étudiée pour que l'on puisse aller et sortir sans être (trop) remarqué. Une fois le seuil de l'établissement franchi, première surprise, il n'y a pas vraiment de réception. Les clients peuvent choisir leur chambre via un tableau pourvu de boutons ou d'un panel numérique, et il est possible d'opter aussi bien pour une chambre traditionnelle, sans fioriture particuliére, que pour une ambiance et une décoration plus ou extravagante.
Envie de lumières tamisées, d'un cachot SM, d'une chambre déguisé en clinique ou en maison de poupée, voire d'un karaoke ou d'une baignoire transparente dernier cri? Vous avez frappé à la bonne porte. L'ensemble des salles disponibles est présenté sur le tableau en photos et une fois le choix effectué, il suffit de récupérer un ticket qui servira de clé, remis par une machine automatique ou, si l'endroit est vieux, à travers une fente par un employé caché dans une petite pièce. Le personnel de l'hôtel est en effet mystérieusement invisible, ce qui assure aux couples un parfait anonymat.
Les chambres, pourvbu que l'on n'ait pas choisi de modèle hors norme, ressemblent à celles de n'importe quel autre hôtel "normal" : bien équipées, elles présentent les mêmes commodités qu'ailleurs, sinon plus : on peut y trouver un lit assez large et grand pour contenir la plupart des ardeurs, des tables et des espaces de rangement, une télévision, parfois accompagnée d'une console de jeux vidéo, histoire de meubler, de temps en temps un micro-onder (?) et heureusement une salle de bain privative avec dans le meilleur des cas douche et jacuzzi, au pire une grosse baignoire pour deux.
Viennent quelques bonus supplémentaires qui sont sont là pour justifier le titre de love hotel : un distributeur d'objets de plaisir, des classiques menottes aux gadgets contondants et vibrants, un lot de film X pas spécialement utile sauf en cas de panne, et bien sûr les indispensables préservatifs au cas où l'on aurait la mauvaise idée de ne pas sortir couvert.
Les chauds lapins sont prévenus : même en étant chanceux, il n'y en a jamais beaucoup à disposition, mais il est possible d'en redemander au service de chambre, évidemment introuvable dans l'hôtel et uniquement joignable par téléphone. C'est auprés de celui-ci que vous pourrez également commander d'autres accessoires ou tenues affriolantes, si vous tenez à faire du cosplay, ainsi que des plats et des boissons diverses. La plupart des clients ne perdent généralement pas de temps avec tout ça et préférent passer directement aux choses sérieuses.
Il faut ici indiquer qu'une chambre peut se louer quelque heures, entre une et trois ( c'est le système dit Rest ou Kyûkei), ou une nuit entière (Stayou Tomari). Les tarifs ne sont toutefois pas franchement élevés : un court séjour coùute entre 3000 et 5000 yens, tandis qu'une nuit passée au love hotel revien entre 7000 et 15000 yens, ce qui est encore moins cher qu'un hôtel basique, d'autant plus que la note se partage généralement en deux. Le love hotel est finalement une très bonne alternative pour ceux qui veulent passer une nuit confortable pour pas trop cher, à condition qu'ils puissent y aller à deux. Même si l'on n'y fait "que" dormir, mieux vaut éviter de se rendre dans un love hotel seul ou trop accompagné. A défault de ne point vous laisser entrer, le réceptionniste risquerait bien de vous regarder d'un seul oeil. Pour le reste, libre à vous de vous amuser comme bon vous semble: véritable mélange d'hôtel traditionnel, de Luna Park et de sex-shop, le love hotel reste encore le meilleur endroit pour aborder la question de l'acte d'amour de façon décomplexée et bonne enfant. Que du plaisir...
Boroboro
Skyblogeurs skyblogeuses majeur(e)s et vacciné(e)s, vous êtes les bienvenue. Le Japon n'étant pas un pays le plus sage qu'un autre, et nos amis nippons s'avérant même particulièrement coquin, il n'est guère étonnat de voir sur l'archipel une industrie du sexe particulièrement développée et presque capable de se fondre naturellement dans le décor de la vie quotidienne. Premier exemple romantique : les love hotels...
Les love hotels, on les connaît surtout à travers les allusions qui y sont réulièrement faites dans bien des mangas ou des dessins animés, City Hunter / Nicky Larson en tête. Dans la version originale, Ryo seaba, le héros pervers de la série, invite par exemple souvent de jolies clientes à se rendre avec lui dans ce genre d'établissement ( propos censurés en France et remplacés par une invitation au restaurant végétarien!).
Dans des comédies amoureuses du type Love Hina ou Maison Ikkoku, le love hotel devient le lieu de tous les quiproquos, tandis qu'il sert carrément de cadre à l'histoire d'un manga comme Shibuya Love Hotel de Mari Osazaki. Il y aurait plus de 26000 love hotels à trvers le pays, principalement dans les grandes villes ( on en compte la bagatelle de 5000 rien qu'à Tokyo !), près des gare ou dans certains quartiers chaud comme le Kabukichô de Shinjuku, les rues animées d'Ikebukuro ou la colline de Dougenzaka, dans les hauteurs de Shibuya, réputée pour abriter des centaines de bâtiments de ce style, ou bien encore en banlieue, en bordure d'autoroute ou dissimulés en rase campagne. Inutile de dire qu'ils sont quasiment immanquables et font partie du paysage, d'autent plus avec leur façades aux couleurs pastels franchement criades et aux architectures parfois bizarres ( certains hôtels ont des allures de château de la Belle au Bois Dormant ! )et leur noms incongrus, tels "Hotel, Colorful", " Hotel Amour", "Hotel Fleur" ou, bel exemple de franponais, "Hotel Labien", ils ne passent pas forcément inaperçus.
Tout ceci est bien joli, mais ques-ce qu'un love hotel, me direz-vous? C'est, pour ceux qui ne l'auraient pas compris, un hôtel qui porte rudement bien son nom, puisqu'il est spécialement conçu pour les couples qui ont envie de passer un (si possible bon) moment ensemble. Les capsules hotels sont fait pour dormir dans des caissons pas chers, les ryokans pour se ressoucer, et les love hotels pour faire ce que l'on ne peut pas faire ailleurs, et tout particulièrement batifoler en toute intimité.
Confessions intimes
L'origine de ces hôtels est à trouver du côté des anciennes Maisons de Thé (chaya), maison closes jadis utilisées par des prostituées. La décision du gouvernement d'interdire la prostitution et de fermer les dites maison en 1957 améne celles-ci à devoir évoluer pour survivre : elles se transforment alors en auberges, appellées tsurekomi yado, mais continuent à accueillier les femmes de joie et les personnes qui les accompagnent. Peu à peu, la demande aidant, ce sont les amants qui peuvent venir y séjourner, et les auberges commencent à se multiplier.
Dès lors, on commence à parler de "love hotel". Aujourd'hui, ils sont extrémement populaires et fréquentés par toutes sortes de couples. Il faut dire que la vie de famille des appartement exigus japonais ne se préte pas vraiment à la démonstration des sentiments.
Enfant, parent et parfois même grands parents vivent longtemps sous le même toit et, ne serait-ce que par correction, un couple adolescents ou de jeunes adultes ne pourra passer que rarement un moment tranquille sous le toit des parents de l'un ou de l'autre. Les jeunes couples, qui ne peuvent donc dormir chez eux en toute quiétude, représentent une part non négligeable de la clientèle des love hotels, mais on y croise également autant d'hommes d'affaires ou d'Office Ladies que d'étudiants.
Lieu intrdits où se retrouvent par ailleurs les couples illégitimes ou mal assortis qui viennent assouvir leurs pulsions de la manière la plus discrète possible et sur lesquels on essaie de fermer les yeux, le love hotel répond surtout à ce nécessaire besoin d'intimité de la part de tout Japonais normalement constitué.
C'est quoi l'amour ?
Discrétion : voilà le maître mot du love hotel, dont l'entrée est souvent étudiée pour que l'on puisse aller et sortir sans être (trop) remarqué. Une fois le seuil de l'établissement franchi, première surprise, il n'y a pas vraiment de réception. Les clients peuvent choisir leur chambre via un tableau pourvu de boutons ou d'un panel numérique, et il est possible d'opter aussi bien pour une chambre traditionnelle, sans fioriture particuliére, que pour une ambiance et une décoration plus ou extravagante.
Envie de lumières tamisées, d'un cachot SM, d'une chambre déguisé en clinique ou en maison de poupée, voire d'un karaoke ou d'une baignoire transparente dernier cri? Vous avez frappé à la bonne porte. L'ensemble des salles disponibles est présenté sur le tableau en photos et une fois le choix effectué, il suffit de récupérer un ticket qui servira de clé, remis par une machine automatique ou, si l'endroit est vieux, à travers une fente par un employé caché dans une petite pièce. Le personnel de l'hôtel est en effet mystérieusement invisible, ce qui assure aux couples un parfait anonymat.
Les chambres, pourvbu que l'on n'ait pas choisi de modèle hors norme, ressemblent à celles de n'importe quel autre hôtel "normal" : bien équipées, elles présentent les mêmes commodités qu'ailleurs, sinon plus : on peut y trouver un lit assez large et grand pour contenir la plupart des ardeurs, des tables et des espaces de rangement, une télévision, parfois accompagnée d'une console de jeux vidéo, histoire de meubler, de temps en temps un micro-onder (?) et heureusement une salle de bain privative avec dans le meilleur des cas douche et jacuzzi, au pire une grosse baignoire pour deux.
Viennent quelques bonus supplémentaires qui sont sont là pour justifier le titre de love hotel : un distributeur d'objets de plaisir, des classiques menottes aux gadgets contondants et vibrants, un lot de film X pas spécialement utile sauf en cas de panne, et bien sûr les indispensables préservatifs au cas où l'on aurait la mauvaise idée de ne pas sortir couvert.
Les chauds lapins sont prévenus : même en étant chanceux, il n'y en a jamais beaucoup à disposition, mais il est possible d'en redemander au service de chambre, évidemment introuvable dans l'hôtel et uniquement joignable par téléphone. C'est auprés de celui-ci que vous pourrez également commander d'autres accessoires ou tenues affriolantes, si vous tenez à faire du cosplay, ainsi que des plats et des boissons diverses. La plupart des clients ne perdent généralement pas de temps avec tout ça et préférent passer directement aux choses sérieuses.
Il faut ici indiquer qu'une chambre peut se louer quelque heures, entre une et trois ( c'est le système dit Rest ou Kyûkei), ou une nuit entière (Stayou Tomari). Les tarifs ne sont toutefois pas franchement élevés : un court séjour coùute entre 3000 et 5000 yens, tandis qu'une nuit passée au love hotel revien entre 7000 et 15000 yens, ce qui est encore moins cher qu'un hôtel basique, d'autant plus que la note se partage généralement en deux. Le love hotel est finalement une très bonne alternative pour ceux qui veulent passer une nuit confortable pour pas trop cher, à condition qu'ils puissent y aller à deux. Même si l'on n'y fait "que" dormir, mieux vaut éviter de se rendre dans un love hotel seul ou trop accompagné. A défault de ne point vous laisser entrer, le réceptionniste risquerait bien de vous regarder d'un seul oeil. Pour le reste, libre à vous de vous amuser comme bon vous semble: véritable mélange d'hôtel traditionnel, de Luna Park et de sex-shop, le love hotel reste encore le meilleur endroit pour aborder la question de l'acte d'amour de façon décomplexée et bonne enfant. Que du plaisir...
Boroboro
Questions !!!
1/ Y êtes vous déjà allé ? Votre avis m'intérresse !!^^ 2/ Votre style de chambre ?
1/ Y êtes vous déjà allé ? Votre avis m'intérresse !!^^ 2/ Votre style de chambre ?
